Ce qui tient une terrasse, c'est ce qu'on ne voit pas
Les lames se remplacent. La structure, non. Un lambourdage sous-dimensionné, mal ventilé ou posé à même le sol, et la terrasse travaille, gondole, puis pourrit par en dessous — sans qu'on voie rien venir avant cinq ans.
Nous posons sur plots réglables, avec un entraxe de lambourdes calculé pour l'essence et l'épaisseur des lames, et une lame d'air qui ventile en dessous. C'est invisible, ça ne fait pas vendre, et c'est pourtant tout le sujet.
Quel bois
- Bois exotique (ipé, cumaru) — le plus durable, naturellement classe 4, sans traitement. Le plus cher aussi.
- Pin ou douglas traité autoclave — le meilleur rapport durée/prix, avec un aspect plus rustique.
- Composite — aucun entretien, pas de gris, pas d'échardes. En revanche il chauffe au soleil et ne ressemble pas à du bois. Certains adorent, d'autres non.
Le gris n'est pas une maladie
Toutes les terrasses en bois grisent : c'est l'action des UV sur la surface, sur quelques dixièmes de millimètre. Ça n'affecte ni la solidité ni la durée de vie. Un saturateur annuel garde la teinte d'origine si vous y tenez ; sinon, laissez faire — un ipé grisé est très beau, et vous récupérez un week-end par an.
Quand s'y prendre
Les terrasses se posent au printemps, et tout le monde y pense en avril. En pratique, les plannings de mars à juin se remplissent dès février. Un appel en hiver vous fait gagner deux mois d'attente.
